À l’occasion de la Fête de la musique 2025, Live Designers Studio a assuré la captation vidéo d’une performance chorégraphique imaginée par Joëlle Antonia Santiago à la Fondation des États-Unis, à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Cette collaboration s’inscrit dans la continuité d’une rencontre initiale lors du centenaire de la Cité Universitaire, qui a ouvert un travail commun autour des liens entre danse et production audiovisuelle. L’enjeu du tournage était double : restituer la précision du mouvement et des intentions chorégraphiques, tout en intégrant la présence déterminante du lieu, dont la lumière et l’architecture participent pleinement à la mise en scène. La performance était accompagnée par un pianiste en live, impliquant une attention particulière à la prise de son pour préserver l’équilibre entre musique et narration visuelle.

Le point de départ a été de comprendre la structure et le souffle de la chorégraphie de Joëlle Antonia Santiago afin d’anticiper les ruptures, les accélérations et les temps de suspension. Dans ce type de performance, la captation ne consiste pas seulement à « enregistrer » : elle doit construire une lecture fluide du mouvement, en respectant le rythme interne de l’interprétation et la continuité des intentions.
La précision du cadrage et du tempo de prise de vues conditionne directement la fidélité du rendu à l’écran. Chaque déplacement, variation de niveau et orientation du corps peut modifier la perception de l’espace et du récit. L’approche a donc privilégié une attention constante aux détails du geste, pour restituer une image lisible, sans simplifier la complexité de la danse.
La Fondation des États-Unis apporte un décor fort, où l’architecture encadre naturellement la scène et influence la mise en image. Cette présence impose de penser le tournage en tenant compte des lignes, des volumes et des profondeurs, afin que le lieu ne soit pas un simple arrière-plan mais un élément cohérent du dispositif visuel.
La lumière du site joue un rôle primordial et peut rapidement devenir une contrainte si elle n’est pas intégrée dès la conception de la captation. Le travail a consisté à préserver l’atmosphère du lieu tout en garantissant une exposition stable et une restitution fidèle des textures. L’objectif était d’honorer la beauté architecturale environnante sans détourner l’attention de la chorégraphie.
La performance était accompagnée d’un pianiste en direct, ce qui exige une prise de son pensée comme une composante narrative, et non comme un simple complément. Le défi résidait dans l’équilibre : la musique devait soutenir l’image et renforcer l’émotion, sans dominer la danse ni masquer les nuances de l’interprétation.
Cette recherche d’équilibre implique une coordination rigoureuse entre l’équipe artistique et l’équipe technique, pour maintenir une cohérence entre ce qui est vu et ce qui est entendu. En réunissant image et son dans une même intention, la captation peut restituer la performance avec justesse, en respectant l’harmonie initiale entre mouvement, musique et espace.
En conclusion, ce tournage a demandé une lecture fine de la chorégraphie, une attention constante au lieu et une maîtrise de la prise de son live. L’ensemble visait à livrer une restitution fidèle de la performance, à la fois précise dans le mouvement et cohérente dans son contexte architectural et musical.