
Le point de départ du projet consistait à construire une esthétique suffisamment sobre pour servir le message principal : mettre en avant une innovation Armani Beauty sans détourner l’attention. La neutralité des personnages était donc une contrainte structurante, à la fois sur la silhouette, l’attitude, l’expression et le niveau de détail. L’objectif était de rester lisible, élégant et cohérent avec un univers premium, sans effet démonstratif inutile.
Dans ce cadre, nous avons d’abord proposé une piste en animation avec un design minimaliste et non réaliste. Cette option permettait de contrôler strictement la charge visuelle et de limiter les interprétations, tout en conservant une présence à l’image. Ce travail de cadrage artistique visait à sécuriser un rendu discret, capable d’accompagner une présentation produit sans prendre le pas sur celle-ci.
Les équipes Armani Beauty ont exprimé la volonté de conserver des personnages réalistes afin de maintenir une connexion humaine et renforcer l’authenticité de la présentation. Cette décision augmentait le niveau d’exigence : le photoréalisme implique une cohérence fine entre proportions, textures, lumière et comportement à l’écran. Dans un contexte premium, la moindre approximation peut rendre le résultat artificiel ou trop présent.
Le défi consistait donc à produire des personnages photoréalistes tout en respectant une esthétique volontairement discrète. Cela a demandé de tenir une ligne claire : conserver un réalisme crédible, mais éviter tout marqueur visuel trop caractérisant. La neutralité devait rester perceptible, non comme une absence de travail, mais comme un choix assumé au service de la clarté et de l’identité de marque.
Au-delà du rendu des personnages, la cohérence globale du film reposait sur l’équilibre entre la 3D, la narration et les codes visuels d’Armani Beauty. L’ensemble devait rester élégant et fluide, avec une mise en scène qui accompagne la compréhension de l’innovation. Dans ce type de contenu, la direction artistique ne se limite pas à “faire réaliste” : elle doit surtout garantir une continuité de ton, de lumière et d’intention sur chaque plan.
En production, l’enjeu a été de maintenir cette exigence de bout en bout : réalisme maîtrisé, sobriété des choix visuels et respect d’une identité raffinée. Ce projet illustre un cas fréquent en contenu de marque : quand la présence humaine est nécessaire, le photoréalisme doit rester au service du propos, sans jamais devenir un sujet en soi. Conclusion : c’est cet équilibre entre authenticité et discrétion qui a guidé l’ensemble des décisions artistiques et techniques.