
La configuration d’un concert unique impose une exécution sans seconde prise : l’implantation des caméras, la logique de plans et les transitions doivent être définies en amont, tout en restant adaptables aux variations naturelles du live. Pour Weval, la captation visait à couvrir l’ensemble de la performance avec une narration visuelle fluide, en alternant plans larges de scène et plans plus serrés capables de suivre les moments clés.
Le dispositif a été conçu pour maintenir une présence technique discrète, tout en conservant une capacité de réaction immédiate. La coordination entre les postes caméra, la gestion des changements de cadrage et la continuité visuelle ont été abordées comme un ensemble : chaque source devait s’intégrer au montage en direct ou en post-production, sans rupture de colorimétrie ni incohérence de perspective.
Le cœur du projet reposait sur l’expérimentation des Sony FR7, choisies pour leur capteur et leurs fonctionnalités PTZ, avec la possibilité d’utiliser des optiques motorisées de qualité. L’objectif n’était pas seulement de robotiser des plans, mais de tirer parti des fonctions de suivi automatique et de mouvements pré-enregistrés afin d’élargir la palette de cadrages disponibles pendant le concert.
En pratique, ces caméras automatisées ont été exploitées en parallèle de caméras manuelles afin de garantir une lecture dynamique de la scène. Les FR7 apportaient des angles stables, répétables et précis, tandis que les caméras opérées sécurisaient l’imprévu, les changements d’intensité et les interactions spontanées. Cette complémentarité a permis de maintenir un niveau d’image homogène tout en réduisant la dépendance à une équipe nombreuse sur le plateau.
Deux cadreurs équipés de caméras portatives ont assuré des plans au plus près de l’action, en interaction avec le public et les artistes. Cette approche offrait des perspectives plus organiques, en contraste avec la précision des PTZ, et permettait d’accompagner les séquences les plus physiques du concert. La réalisation pouvait ainsi naviguer entre des plans structurants et des images plus immersives, sans perdre le fil de la performance.
La difficulté consistait à conserver une continuité visuelle entre des sources de nature différente : mouvements automatisés, déplacements d’opérateurs, variations de lumière et rythme scénique. En orchestrant les changements de plans autour des temps forts, et en s’appuyant sur des mouvements PTZ programmés, la captation a gagné en variété sans sacrifier la lisibilité. Conclusion : ce tournage a confirmé l’intérêt d’un dispositif hybride PTZ + caméras opérées pour une captation live exigeante, où la polyvalence technique doit servir la scène avant tout.