
La demande d’Armani Privé portait sur un film en immersion 3D destiné à accompagner un événement à Shanghai. Dès les premières étapes, l’objectif a été de comprendre précisément la narration attendue, le niveau de réalisme recherché et la place de la scénographie dans l’expérience spectateur. Ce travail de cadrage est déterminant en 3D : il conditionne la structure du film, le rythme, le point de vue « immersif » et les choix de mise en scène virtuelle, tout en garantissant la cohérence avec l’identité de la maison.
La coordination avec les équipes d’Armani Privé et l’agence Profirst a permis de sécuriser les attentes et de clarifier les contraintes artistiques et techniques. Dans ce type de projet, l’enjeu n’est pas seulement de produire des images, mais d’orchestrer une méthode : valider les références, anticiper les points de friction (lecture des volumes, gestion des détails, continuité visuelle), et organiser des retours structurés pour éviter les écarts d’interprétation au fil de la fabrication.
Le cœur du défi consistait à retranscrire une scénographie événementielle dans toute sa richesse, afin de placer le spectateur « au centre » de l’expérience. La 3D impose une attention particulière à l’échelle, aux proportions et à la manière dont les éléments se répondent dans l’espace. Chaque choix de modélisation et de mise en lumière doit servir la perception : rendre lisibles les volumes, respecter les intentions de design, et éviter qu’un excès d’effets ne prenne le pas sur l’atmosphère globale.
Au-delà de la dimension créative, la reconstitution implique des contraintes logistiques et de production : collecter et interpréter les éléments de référence, puis traduire ces informations en un environnement 3D exploitable pour l’animation et le rendu. L’approche retenue a privilégié la fidélité à la scénographie et la continuité de l’expérience, afin que la narration immersive reste fluide. Ce niveau d’exigence demande des validations régulières et une gestion attentive des itérations, pour préserver la cohérence visuelle du film.
Une fois les séquences 3D produites, la post-production a joué un rôle central pour consolider l’expérience immersive. Le montage doit gérer la progression, la respiration et l’intention, sans perdre le spectateur dans un excès d’informations. L’équilibre entre plans, mouvements et transitions est décisif : il contribue à la sensation d’immersion autant qu’à la compréhension de la scénographie et à la perception du niveau de finition.
Le travail final a consisté à affiner chaque détail afin que l’ensemble reste cohérent, du rythme global aux ajustements de rendu et de continuité. Cette phase minutieuse permet de sécuriser une livraison conforme aux attentes d’Armani Privé, tout en respectant les contraintes d’un contenu événementiel destiné à produire une expérience visuelle et émotionnelle. Conclusion : sur ce projet, la réussite tient à la précision du cadrage, à la rigueur de la reconstitution 3D et à une post-production pensée pour la lisibilité de l’immersion.